Les millésimes
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Cela permet de déguster les millésimes arrivés à maturité en attendant ceux qui doivent vieillir. La qualité d'un millésime dépend essentiellement des conditions climatiques de l'année végétative, mais souvent des dernières semaines. Selon l'année, certains vins sont bons à boire rapidement, d'autres sont à conserver. En jonglant savamment et en équilibrant les deux options on constitue une cave idéale. D'autant que des millésimes qu'on disait à garder il y a 10 ans, sont à boire dès à présent.
1980 • En blanc : A oublier. • En rouge : Certains sont de qualité mais ils sont bien évolués aujourd’hui. 1981 • Année à oublier 1982 • En blanc : Des vins charmeurs, tendres et frais. Certains résistent. Il existe même de petites merveilles. • En rouge : Des vins tendres avec beaucoup de charme. Certains pommards, cortons et autres vins de la côte de Nuits résistent bien notamment en magnum. A boire maintenant. 1983 • En blanc : Des vins puissants, généreux, aujourd’hui bien évolués. Quelques-uns tiennent bien et offrent à la dégustation du miellé, du grillé et des notes minérales. • En rouge : Généreux et tanniques, ils présentent des arômes grillés, évolués. Seuls les meilleurs s’améliorent. Certains sont finis et d’autres pas encore prêts. 1984 • A part quelques rares blancs, une année qui ne laissera pas de grands souvenirs. 1985 • En blanc : Un millésime de charme avec des vins classiques, qui ont une très bonne évolution, à boire. Superbes en magnums. • En rouge : Très bonne conservation en magnums. Une année de rêve pour le pinot noir : souplesse, finesse. Beaucoup sont déjà évolués, seuls les grands résistent. 1986 • En blanc : Une bonne année. Au début, des vins très bons avec des nuances miellées. Ils n’ont pas très bien tenu mais il existe toujours de belles exceptions. • En rouge : Tendres et fruités au départ, ils ont connu une évolution assez difficile. On constate un manque en milieu de bouche. Ces vins possèdent de la rondeur, de l’alcool mais l’ensemble manque un peu de matière. Le final présente des tannins un peu sec. Des bonnes surprise dans les côtes de Nuits. 1987 • En blanc : Il reste peu de blancs de ce millésime. Ce sont des vins qui ont de la finesse et de la puissance. A boire maintenant. • En rouge : Beaucoup sont déjà évolués. Des vins séduisants pour leur charme et leur délicatesse. A boire. 1988 • En blanc : Des belles choses avec une bonne fraîcheur, une belle acidité. Ils manquent parfois un peu d’ampleur. Des vins agréables et fins. • En rouge : Très bonne année en rouges. Des vins pleins, structurés avec une forte charpente tannique. A boire dans les appellations mineures, les autres attendront . 1989 • En blanc : Une très grande année. Ce sont des vins que l’on peut boire. Ils possèdent beaucoup de rondeur, de gras, de richesse. Certains sont déjà évolués. • En rouge : Très divers. La rondeur et la finesse des tannins signalent une bonne maturité mais une très grande diversité suivant les cuvées. Du très bon au faible. 1990 • En blanc : Des vins équilibrés, riches, charmeurs, plaisants. On peut les boire aujourd’hui mais ils sauront attendre. Une année de rêve. u En rouge : Des vins équilibrés, mûrs avec de la matière, de la fraîcheur, de la finesse. Ils sont bons depuis le début. Malheureusement, il n’y en aura plus quand on voudra encore en goûter. Une année de rêve également. 1991 • En blanc : Difficile en blanc, notamment pour les meursault. Une année d’orage et de grêle. Ces vins manquent de netteté aromatique avec une évolution assez rapide. Mais surtout, ce millésime arrivait après le superbe millésime 1990. • En rouge : Une très bonne surprise. Des vins assez colorés avec de la matière. A boire maintenant. 1992 • En blanc : Une belle réussite pour les blancs. Des vins qui ont du gras et de la fraîcheur avec une belle finesse. C’est une belle expression du chardonnay. A boire même s’ils ne sont pas au bout de leur maturité. • En rouge : Les pluies en septembre ont contribué à donner des vins souples, légers. Des belles réussites dans la côte de Nuits. A boire. 1993 • En blanc : Difficiles à goûter dans leur jeunesse, ils se révèlent d’un meilleur niveau à l’évolution. Un final végétal en fin de bouche qui s’atténue avec le temps. Des vins qui ont un bon potentiel de vieillissement. u En rouge : Une grande année, colorée et charpentée. Actuellement, ils se referment. Millésime à attendre. 1994 • En blanc : Des vins charmeurs, relativement tendres et frais. Ils se dégustent bien aujourd’hui. • En rouge : Plus difficile. Des cuvées hétérogènes, les vins manquent un peu d’ampleur. Certainement à boire jeune. 1995 • Une très grande année en blancs comme en rouges. 1996 • En blanc : Une très grande année, peut-être supérieur à 1995. • En rouge : Des vins frais, vifs, aux arômes très purs et profonds 1997 • Ces vins parfois trop murs, présentent une richesse et un gras intéressant. Manquant d’acidité, ils sont généralement à consommer plus rapidement que les 96. 1998 • Ces vins présentent un meilleur équilibre que les 97. Très frais, ils ne manque ni de fruit ni de nerf.
Les formats de bouteille
La bouteille classique = 0,75 litre Le magnum = 1,5 litres Le Jéroboam = 3 litres Le Rhéoboam = 4,5 Litres Le Mathusalem = 6 Litres Le Salmanazar = 9 litres Le Balthazar = 12 litres
- 1 Malolactique : Cette opération se passe après la fermentation alcoolique. Sous l’influence de bactéries, l’acide malique se transforme en acide lactique et en gaz carbonique. |